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Depuis une quinzaine d'années, les progrès de la théorie des
algorithmes ont permis de mettre en évidence la possibilité
d'établir ou de transmettre certains faits mathématiques, non
pas à l'aide d'une preuve au sens logique du terme, mais à
travers un processus interactif de questions réponses aléatoires.
Ces travaux ont entre autres choses conduit à
la formulation de la notion de preuve <<zero-knowledge>>.
Ces découvertes sont riches d'applications :
on a ainsi pu réaliser effectivement des systèmes
cryptographiques présentant des fonctionnalités entièrement
nouvelles :
-
systèmes à clefs publiques (où la clef de codage est publique)
-
systèmes <<zero-knowledge>>, qui autorisent
l'authentification sur un canal non sécurisé et pour des
architectures décentralisées.
En 1992, on a assisté à un spectaculaire <<retour>>
des études de cryptographie puisque des concepts issus
de cette discipline appliquée (celui d'interaction en
particulier) ont permis de faire des progrès spectaculaires
sur la question de l'approximation des
problèmes
-complets.
Le GRECC a participé à ce mouvement d'idées
(Voir entre autre [BCY91] et [Ste93a,ABSS93]).
Citons en particulier
-
La définition du <<zero-knowledge>> dans un modèle restreint :
le modèle original suppose que l'un des participants a une puissance de
calcul infinie ([BCLL91]).
-
Les résultats sur l'impossibilité de définir des algorithmes d'approximation
pour certains problèmes d'optimisation concernant les
codes correcteurs d'erreur ou les réseaux à coordonnées entières
([Ste93a,ABSS93]). La version définitive de ce dernier travail va
paraître prochainement dans un numéro spécial du JCSS, consacré
aux preuves interactives et à l'approximation.
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